” Pendant l’orgasme, la pensée s’arrête. Un bien être lié à une libération de substances chimiques dans le cerveau provoque momentanément un état altéré de la conscience, une transe. L’état induit est agréable” ( Science et avenir n°682)
Les premiers mystiques orientaux eurent leur premières étincelles d’illumination spirituelle au moment de l’orgasme. Pendant quelques secondes, l’esprit se vide, la vue égocentrique de la vie disparaît. Nous perdons la notion du temps pour entrer dans la béatitude. Pour ces mystiques, la sexualité était la vraie source de l’expérience religieuse. Elle peut l’être encore aujourd’hui si l’on en crée les conditions.
Un tantrisme bien conduit pourrait apprendre à gérer ces états particuliers de la conscience, à vivre une extase consciente où l’un s’identifie à l’autre sans perdre pour autant ses sensations et son individualité. Faire l’amour deviendrait alors une méditation active.
Daniel Odier propose une approche de la sexualité vécue comme une forme de médiation, où chaque partenaire apprend à vivre un sentiment d’unité profonde avec lui-même et avec l’autre. Des techniques spécifiques peuvent être utilisée pour favoriser cette approche : différentes formes de méditation, des massages. La respiration y est centrale et, à travers elle, un relâchement du corps et une prise de conscience des muscles du bas-ventre, du périnée, des organes génitaux.
Observez votre respiration
Tout de suite, sans modifier votre respiration, mettez une main sur votre abdomen, juste sous le plexus solaire. Observez si votre respiration descend jusque-là et si l’abdomen est détendu au terme de l’inspiration. C’est la respiration naturelle préconisée par les textes tantriques : si la respiration des amants n’est pas conforme à la nature et qu’ils s’épuisent excessivement, ils encouragent un risque réel de vieillissement prématuré, d’impuissance, d’incapacité à l’orgasme. En amour, la respiration doit être profonde. Elle part du diaphragme, se fait par le nez, tandis que la conscience est concentrée sur l’assimilation et la rétention de l’énergie vitale.
Le secret de la lèvre supérieure
Les textes tantriques affirment que la lèvre supérieure est un des endroits les plus érotiques du corps de la femme. Il existerait un canal nerveux subtil reliant le palais et la lèvre supérieure au clitoris. Embrasser la lèvre supérieure créerait un circuit spécial permettant à l’énergie de circuler. Tandis que l’homme embrasse la lèvre supérieure de la femme, celle-ci caresse sa lèvre inférieure avec sa langue et ses dents. Une pratique qui peut être très stimulante pour les deux partenaires, d’après le kamasutra.
(Santé Yoga. N°62)