Lecture. Extrait. ” Au-delà des illusions “
Dimanche, avril 4th, 2010
“Il se peut que la vie soit le bien suprême pour l’être humain, il se peut aussi que cela ne soit qu’une illusion. Au moment même où il s’enivre de l’opulence de ses rizières, de son jardin, de sa maison et de sa vaste cour, déjà le destin inscrit le jour où tout cela retournera à la poussière. Aucun empire ne résistera à l’ouragan des événements. Aussi, les efforts des hommes pour acquérir des richesses matérielles me semblent assez pitoyables. Une fois qu’on l’a compris, on peut vivre en paix une vie pleine, conforme à nos aspirations, à notre conscience…Je n’ai jamais essayé de me faire valoir aux yeux des autres et aux tiens. Je ne pourrai pas t’apporter la richesse, je ne pourrai pas t’assurer une vie paisible, libérée du besoin. La vie bouge, tout bougera avec. Mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu puisses avoir confiance en cette promesse : l’amour et la dignité.”
Dans l’ombre fraîche des amphithéâtres, elle a incliné la tête sur les épaules de Nguyên, et elle l’a cru. Depuis le jour où elle l’a rencontré, l’espace, le temps et sa vie ont cessé de lui paraître froids, désertiques, immenses. Il était son ancrage en ce monde, un havre de paix, et il était le sommet de la montagne qu’elle voulait gravir. Le monde qu’il lui ouvrait était beau, grand, infini….
(Extrait du livre “Au-delà des illusions” de Duong Thu Huong
Prenez un homme qui aime les femmes, le corps des femmes surtout. Il a une quarantaine d’années, il est beau mais fatigué.
Cette histoire d’amour s’ouvre étrangement : une femme, qui prépare un charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage, descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin. Celle-ci est enveloppée dans un vieux journal où figure une petite annonce - qu’elle lit. Aussitôt, elle remonte chez elle, éteint son four, prend sa voiture, et s’en va… Qu’y avait-il donc dans cette petite annonce ? Pourquoi cette fuite ? On l’apprendra au fil du roman, un très beau et très poignant roman où les saveurs de l’enfance se mêlent au désarroi des adultes…
Pourquoi en finir avec la vie? Par quelle alchimie du désespoir le suicide apparaît-il comme la seule issue au mal de vivre?
Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
Le yoga vous relie. Il vous relie à vous-même et aux autres. Mais il s’emploie également à vous relier à l’ensemble de la création.
Jamais ne suis-je plus moi que lorsque j’aime celui que j’aime. Et comme les amants ont un corps différent, irréductible, le désir les jettera souvent l’un vers l’autre. Le désir s’entête à dévoiler le visage de l’amour. Le désir se plaint de la séparation, si ténue soit-elle, eût-elle l’épaisseur d’un voile ou d’un cheveu. Aussi demeure-t-il ardent en même temps qu’inconsolable : ” Je voudrais que mon coeur fût fendu avec un couteau, que l’on t’y insérât et qu’il fût refermé dans ma poitrine. Ainsi tu t’y trouverais définitivement et tu ne t’installerais pas ailleurs jusqu’au jour de la résurrection générale. Tu y vivrais tant que je vivrais moi-même et, à ma mort, tu résiderais en mon coeur, dans la nuit du tombeau.” ( Ibn Hazm)