Archive 'Gandhi'

Guérir ou grandir

Samedi, novembre 14th, 2009

sVouloir étouffer ou soigner le sentiment de solitude, c’est empêcher un être humain de prendre conscience, de grandir, de faire quelque chose de sa vie. Ainsi je ne cesse de dénoncer l’obsession thérapeutique qui gouverne une société moderne sécuritaire, effrayée de vivre et hantée par la mort : il faut se prtéger de tout, il faut se guérir de tout. Désormais, l’alimentation, la musique, la marche en forêt, la peinture… tout devient prétexte à se soigner, à être en forme, à garder la santé alors que d’abord ce sont des plaisirs, des désirs, des possibilités d’éveil, de rencontre, de connaissance, d’émerveillement, de gratitude. La culture en son entier ainsi que la politique deviennent, à l’égal de la médecine et de la psychologie, une seule et lancinante thérapie imposée à tous les citoyens, consentants ou non. (…)

La question pour moi demeure, et ce n’est pas simplement une boutade : le nombre de médecins et de thérapeutes s’accroît-il parce que les malades sont de plus en plus nombreux ou bien y a-t-il de plus en plus de gens malades ou malcontents parce que les thérapeutes prolifèrent?

Ces réflexions, qu’on jugera impertinentes, ne sont pas un détour. Elles sont indispensables pour aborder le sentiment de solitude dont chacun, c’est humain, a envie de se détourner parce qu’il fait mal et inquiète, parce qu’il est une écharde dans la chair, dans le confort quotidien, dans la stabilité de l’emploi, dans la croissance économique et, comme le disent dans leur jargon impayable les sondages, dans “le moral des ménages”. Accepter ce sentiment de solitude, l’étudier au fond de soi, cela équivaut à aller explorer les ressources et les frontières de l’humain; cela engage le plus souvent à se hausser au-dessus de l’humaine condition, à imaginer, à inventer, à vivre “une vie inimitable”, comme le tentèrent Cléopatre et Antoine.

(”L’esprit de Solitude” de J. Kelen)

Gandhi

Jeudi, mai 7th, 2009

Jeudi 7 mai 2009.

gandhi1Tandis qu’autour de moi tout change et tout meurt, je perçois vaguement, sous ces apparences changeantes, une Force de Vie qui demeure immuable et soutient tous les êtres. Cet Esprit qui informe toutes choses n’est autre que Dieu. Et comme nos sens ne nous montrent rien qui subsiste, j’en déduis que Dieu seul est.

Gandhi

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