Etre sensuel
Lundi, août 16th, 2010
Prenez juste cinq minutes pour faire l’expérience de la sensualité consciente, et vous verrez à quel point la vie quotidienne moderne nous fait oublier le pouvoir des gestes les plus simples. Il suffit que, sans prevenir votre partenaire, vous lui fassiez une légère caresse, un effleurement, ou même que vous posiez délicatement le bout de vos doigts sur sa main, sur son cou ou sur son épaule. Mais il s’agit d’effectuer votre geste très lentement, en silence, en toute conscience, en prêtant attention à vos sensations et surtout, dans le “moment présent”, c’est-à-dire sans rien anticiper, ni attendre. Vous éprouverez alors une sensation que vous n’avez peut-être plus ressentie depuis longtemps : être totalement vous-même, dans le plaisir. Le tantra n’est pas, comme certains l’imaginent, une technique de sexualité débridée. C’est une méthode qui donne des outils extraordinaires non seulement pour rencontrer réellement son partenaire, mais aussi pour renouer avec sa propre sensualité.
Car les échanges sensuels sont bien souvent étouffés par la routine, et les rencontres sont chargées du poids de l’histoire du couple, de l’hsitoire et de la psychologie de chacun, des problèmes personnels, familiaux…
“Dans mes stages, je demande aux participants venus en couple d’imaginer qu’ils se rencontrent pour la première fois, d’oublier complètement leur relation. Ils se retrouvent alors devant une page blanche du moment présent et peuvent provoquer une véritable rencontre d’être à être. Car, dans l’instant, chacun est au centre de soi. Et chaque instant est nouveau ! “
Par Christine Lorand, psychologue clinicienne, thérapeute psychocorporelle, animatrice depuis vingt ans de groupe de tantra. Son site : www.tantrachristinelorand.com
(Article du magazine psychologies juillet-août 2010.)
Sans être pour autant permanent, l’état de bonheur apparaît cependant comme un état de base. C’est la sérénité de l’esprit, la sensation de paix, de calme qui est décrite dans les textes des Yogas Sutras.
La constance est le chemin de la stabilité,
Pour s’éprendre d’une femme, il faut qu’il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. Une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d’elle-même comme de vous. ( C. Bobin )
L’ange vous tombe dessus sans crier gare. Il peut vous demander gentiment l’hospitalité sous un visage d’emprunt ou vous emmener en voyage sous une fausse identité. (…)
La première fois que je partis dans le désert, au sud du Maroc, je ne retrouvais pas ma valise à l’aéroport de Ouarzazate et il me fallut bien, ainsi délestée, continuer mon chemin dans les sables. Mais dans mon sac à main assez vaste se trouvaient mes papires, une petite trousse de toilette et surtout deux demi-bouteilles de Champagne. Bien sûr, je n’avais pas emporté celles-ci de France mais elles m’avaient été offertes, presque avec insistance, par le stewward et je les avais accpetées de bon coeur.
Vivre solitaire demeure la seule façon de ne pas se compromettre, de sauvegarder son irréductible étrangeté et d’accéder à ce qui ne périt pas.