Archive 'Estime de soi'

Humanisme : humaniser

Mardi, mars 23rd, 2010

adnLe pire et le meilleur :

Notre expérience du yoga nous démontre que chaque personne est porteuse d’un potentiel qu’elle peut explorer et développer. Dans le yoga, l’homme occupe une plece centrale : il est la glaise que vous allez façonner de vos propres mains. Le pari du yoga consiste à miser sur vos aspirations à vous transformer et, mieux encore, à évoluer et vous épanouir. C’est à vous de faire des choix et de vous impliquer. C’est sur vous et non pas sur les autres que vous devez compter. Il est important que vous refassiez confiance. Vous avez la possibilité d’améliorer votre vie et aussi celle des autres. Si vous croyez en vous, vous croirez également dans l’humanité. Si vous croyez en l’humanité, vous croirez en vous. Cela  ne signifie pas que cette confiance doive être aveugle, mais s’il est vrai que l’homme est capable du pire, il est également vrai qu’il est capable du meilleur. Ce meilleur, il est en vous et vous pouvez le faire fructifier.

(”La yoga-thérapie” de Dr Lionel Coudron) 

L’estime de soi

Dimanche, janvier 31st, 2010

z1Si le sujet se conduit selon l’idéal qu’il se propose, son juge intérieur, le surmoi, lui renvoie un sentiment de contentement et d’estime de soi-même.

L’estime de soi joue un rôle fondamental dans le comportement social et bio-psychologique. Car l’énergie psychosexuelle qu’est la libido, en se libérant et en se développant harmonieusement dans le moi, est la source d’un meilleur équilibre physiologique et psychologique. Ainsi le sujet se voit doté d’une énergie plus grande. La combativité et la créativité, prodiguées par cette force, lui permettent de rebondir plus aisément, face aux échecs inéluctables; propres à toute existence humaine.

Il est évident que l’estime de soi n’est pas un sentiment inné. De l’adolescence à l’âge mûr, en tentant d’établir un lien étroit entre l’idéal du moi et le comportement, l’être humain vacille toujours entre les sentiments de contentement, d’infériorité et de culpabilité.

Au cours du long cheminement de la vie, lorsque la dichotomie existante entre la personne et son idéal s’efface et que la tension établie entre surmoi et moi s’apaise, alors se constitue le sentiment d’estime de soi, forme pleinement narcissique de satisfaction.

(”Yoga et estime de soi” de Christine Campagnac-Morette)

Développement de l’appareil psychique et découverte du plaisir

Lundi, janvier 25th, 2010

papillon3Au cours de la croissance, les facultés sensorielles s’éveillent et, avec elles, les notions de plaisir et de déplaisir, de désir et de répulsion. Les forces pulsionnelles et les instincts biologiques se localisent dans le ça.

Empêtré dans l’agglomérat de ses désirs pulsionnels et ignorant, encore, le code des interdits, l’enfant manifeste ses appétences dans l’espoir d’une immédiate satisfaction. Mais la sélextion, opérée par les parents et par l’éducation, entre ce qui est bon et ne l’est pas, ce qui se fait et ne se fait pas, ainsi que les sempiternelles réprimandes qu’il doit subir, vont être intériorisées par le sujet pour former le surmoi, véritable juge moral. Ainsi l’identité se dégage progressivement et forge son ego.

Le moi, noyau de la conscience et grand réservoir de la libido, est le médiateur et le régulateur entre le monde de la réalité et le ça. A la fois conscientes et inconscientes, ses fonctions sont complexes. C’est dans la partie inconsciente du moi, que sont enregistrées les défenses. Elles ont pour rôle d’empêcher que l’équilibre biopsychologique du sujet ne soit rompu, si son harmonie fonctionnelle était remise en cause.

La première personne à laquelle s’identifie le nouveau né est sa mére qui constitue son repère. Fondamentale, cette ” relation-miroir “, permet le développement de l’enfant et l’élaboration harmonieuse de son système émotionnel.

Le nourrisson investit d’abord toute sa libido naissante sur lui-même et, par la suite, il en projette une grande partie sur sa mère, amour de sa vie. Freud nomme ce tout premier investissement de la libido, ” narcissisme primaire “.

Et il écrit, à ce propos que “le sujet s’aimera tel que sa mère l’a aimé”.

Cet amour de la mère, au départ, pour l’enfant, et que celui-ci lui renvoie, est identifié, en psychanalyse, au “complexe d’Oedipe”.

(”Yoga et estime de soi” de Christine Campagnac-Morette)

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