Archive 'Pleine conscience'

L’adulte

Vendredi, avril 9th, 2010

posture4L’adulte c’est celui qui sait se donner, c’est celui qui sait donner avant d’exiger, avant de recevoir. Normalement, l’affectivité évoluée doit avoir atteint ce stade de l’oblativité. N’est adulte vraiment que le sujet capable de se dépasser, d’aller vers un au-delà de sa personne, de découvrir les autres, non pour ce qu’il peut en tirer de satisfaction, mais selon leur réalité propre, leur valeur, sans gêne apportée par des réactions émotionnelles. Un dépassement de soi est toujours nécessaire pour atteindre une oblativité sociale. C’est donc un dynamisme qui trouve son point de départ dans une ouverture au “non-moi” qui s’épanouit dans une attitude de dialogue et qui mûrit vers un amour oblatif. Jamais une porte ne se ferme sans qu’une autre ne s’ouvre.

L’avenir est à l’intelligence collective. Nous devons voir tout, ignorer beaucoup et remettre en place un peu. Nous passons ainsi de l’attitude de servitude, de l’immaturité à la maturité.

Donner du sens

Samedi, avril 3rd, 2010

oComprendre

Pouvoir donner du sens à nos actes et à ce qui arrive.

Même si l’objet du yoga, aujourd’hui, n’est pas de donner des explications, mais de donner des moyens concrets et efficaces pour nous libérer de la souffrance, de l’angoisse et du malheur, avec votre pratique, vous comprendrez mieux ce qui se passe en vous, vous comprendrez mieux le sens de votre vie, vous comprendrez mieux quelle est la place de l’homme dans l’univers.

Vous pourrez ainsi prendre plus facilement du recul et de la hauteur par rapport à vos croyances et vos réactions automatiques. C’est ce qu’on appelle ” développer la conscience “.

Malgré toutes les difficultés sociales, politiques, économiques que notre société traverse, nous sentons bien qu’il existe des réponses centrées sur la prise en compte de l’humanité qui est en chacun de nous. Notre vie n’a d’intérêt que dans son sens général et dans son dépassement en tenant compte des autres.

(”La yoga-Thérapie” de Dr Lionel Coudron)

Manger un fruit

Samedi, novembre 14th, 2009

orange-fruitPour ce petit exercice, imaginez que vous soyez fraîchement débarquer d’une lointaine planète et que vous n’ayez encore jamais mangé d’orange.

Placez une orange dans une assiette puis fermez les yeux.

Mettez de côté toutes vos pensées et idées préconçues, ouvrez les yeux et regardez le fruit comme si c’était la première fois. Faites attention à sa couleur, à sa forme, sa taile, sa texture.

Tout en commençant à le peler, soyez attentif aux sensations perçues par vos doigts, au contraste entre la chair, et la pelure, au poids du fruit dans vos mains.

Amenez  lentement l’orange jusqu’à vos lèvres et arrêtez-vous un instant avant de la manger. Prenez le temps d’en sentir l’odeur.

Ouvrez la bouche, mordez dedans et ressentez la texture de sa chair molle et le premier jet de jus envahir votre palais.

Continuez à mordre et à mâcher l’orange, en restant à chaque instant conscient de la palette de sensations.

En imaginant que c’est la première  et dernière orange qu’il vous sera à jamais donné de manger, faites de chaque instant un moment de fraîcheur, de nouveauté et de perfection. Comparez enfin cette expérience avec votre façon habituelle de consommer un fruit.

(”zen! La méditation pour les nuls” S. Bodian)

Qu’est-ce que la pleine conscience?

Lundi, mars 2nd, 2009

lotusLa pleine conscience est une ancienne pratique bouddhiste qui s’applique parfaitement à nos vies contemporaines. Cette pratique a peu à voir avce l’enseignement de la philosophie bouddhiste, mais elle a tout à voir avec l’éveil de notre conscience et le désir de vivre en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure.

Il s’agit de prendre conscience de qui nous sommes, d’un questionnement sur le monde. Il s’agit d’apprécier la plénitude de chaque moment que nous vivons et surtout, d’être en contact avec notre être dans sa plénitude.

Du point de vue bouddhiste, notre état de veille ordinaire est très limité et contraignant. La méditation nous aide à sortir de cet automatisme inconscient, nous donnant ainsi la possibilité de réaliser toutes nos capacités conscientes et inconscientes.

Des sages, des yogis, des maîtres zen ont exploré systématiquement ce domaine depuis des siècles; ce faisant, ils ont découvert des horizons qui peuvent être bénéfiques à l’Occident dont la culture est davantage orienté vers le contrôle et la domination de la nature par l’homme.

Nous avons négligé le fait que nous faisons également partie de cette nature. L’expérience collective de ces maîtres nous apprend qu’en explorant l’essence de notre psyché et son fonctionnement nous pourrions vivre avec plus d’harmonie et de sagesse.

Ils présentent aussi une conception du monde complémentaire à l’esprit matérialiste et réducteur qui domine actuellement la pensée et les institutions occidentales.

Ce point de vue n’est pas l’apanage de la mystique orientale. En 1846, le grand écrivain et philosophe américain David Thoreau, évoquant avec passion le bonheur du moment présent dans la simplicité de sa vie dans la Nouvelle-Angleterre, dénonçait déjà les pièges de la société de consommation et du culte de l’argent.

La pleine coscience est au coeur de la méditation bouddhiste. Le concept fondamental en est simple. Son pouvoir réside dans sa pratique et ses applications. La pleine conscience signifie ” faire attention” d’une manière particulière : délibérément, au moment présent et sans jugements de valeur. Cette sorte d’attentionnourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité du moment présent. Cela met en évidence la fait que nos vies sont une succession de moments où nous avons intérêt à être présents.

Une conscience distraite du moment présent crée en nous des problèmes renforcés par nos peurs et notre manque de confiance en nous-problèmes qui ne feront que s’amplifier avec le temps.

Ainsi, nous nous sentons parfois enlisés dans les difficultés de la vie, ayant perdu le contact avec la réalité et avec les autres. Nous n’avons plus l’énergie de rassembler nos forces dans une direction précise qui nous apporterait plus de satisfactions et, entre autres, une meilleure santé.

La pleine conscience est un moyen simple mais efficace pour se débloquer, pour prendre contact avec nos propres ressources vitales, pour cultiver notre rapport avec la famille, avec la vie professionnelle, avec le monde et, surtout, avec notre propre personne.

Si cette voie est à la basedu bouddhisme, du taoïsme, du yoga, de la tradition des Indiens d’Amérique, nous la trouvons aussi dans les oeuvres d’écrivains tels que Ralph Emerson, Henry Thoreau, Walt Whitman ou Novalis. C’est la contemplation du moment présent dans un esprit d’attention et de discernement. C’est le contraire de l’attitude qui consiste à prendre la vie pour argent comptant.

Cette habitude de s’accrocher au temps à venir plutôt qu’au temps présent conduit à une méconnaissance du chemin de la vie où l’on reste trop souvent embourbé. Cela correspond aussi à une méconnaissance de nous-même. Notre perception des autres et du monde autour de nous est limité.

Les religions, par tradition, ont tenté d’apporter des réponses à ces questions fondamentales. Mais la pleine cosncience a peu de choses en commun avec la religion, à part la volonté d’approfondir le mystère de la vie et notre interdépendance avec tout ce qui existe.

Lorsque nous nous engageons à “prêter attention”, avec un esprit ouvert, dénué de tout préjugé, en faisant abstraction de nos sympathies ou de nos antipathies, de nos projections et de nos espoirs, de nouvelles possibilités s’ouvrent à nous qui nous permettent de nous libérer de la camisole de force de l’inconscient.

J’aime définir la pleine cosncience comme un art de vivre. Il n’est pas nécessaire d’être bouddhiste ou yogi pour le pratiquer. En fait, si vous êtes tant soit peu familier avec le bouddhisme, vous saurez que la chose la plus importante est d’être soi-même et non d’essayer de devenir quelqu’un que vous n’êtes pas déjà.

Le mot “bouddha” signifie celui ou celle qui s’est éveillé à sa vraie nature. Ainsi, la pleine conscience n’entre pas en conflit avec des concepts religieux-ou scientifique- et n’essaie pas de propager un système de pensée ou une idéologie.

C’est simplement un procédé pratique pour développer le potentiel de chacun. Le processus n’a rien d’une analyse froide et insensible. Au contraire, ses attributs sont la douceur, l’appréciation du moment présent, l’amour de soi et des autres.

(extrait du livre ” Où tu vas, tu es ” de Jon Kabat-Zinn)( Apprendre à méditer pour se libérer du stress et des tensions profondes )

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