Nous sommes ce que nous mangeons.
Vendredi, février 26th, 2010
La colère, la frustration et le désespoir sont en relation étroite avec l’organisme et les aliments consommés. C’est pourquoi nous devons élaborer une stratégie nutritive, une façon de consommer qui nous protège de ces émotions. L’alimentation est l’un des aspects de la civilisation. Le mode de production, le genre de nourriture que nous absorbons, et la façon dont nous les mangeons sont intiment liés à la civilisation parce que les choix que nous faisons peuvent favoriser la paix et soulager les souffrances.
Notre alimentation peut jouer un rôle déterminant dans notre vie émotionnelle. Elle peut contenir de la colère. Il faut savoir que la chair d’un animal atteint de la maladie de la vache folle contient de la colère. Il en est de même pour d’autres types d’aliments. L’œuf ou le poulet peuvent également contenir beaucoup de colère, que nous consommerons et manifesterons plus tard, inéluctablement.
De nos jours, les poulets sont élevés dans des fermes industrielles, où ils ne peuvent ni marcher, ni courir, ni rechercher leur nourriture dans le sol. Ils sont nourris uniquement par des êtres humains. On les entasse dans de petites cages où ils peuvent à peine bouger. Ils restent debout jour et nuit. Imaginez-vous subir le même sort…Vous deviendriez fou. Et c’est précisément ce qui arrive aux poulets.
Pour accroitre la production d’œufs, les producteurs ont imaginés de créer une alternance artificielle de lumière et d’obscurité. Ils utilisent un éclairage intérieur pour raccourcir le jour et la nuit, afin que les poules croient que 24h se sont écoulées et produisent ainsi davantage d’oeufs. Les poules sont porteuses de beaucoup de colère, de frustration et de souffrance. Elles expriment ces émotions en attaquant leurs congénères. Elles se blessent les unes les autres avec leur bec, et certaines en meurent. Les producteurs ont eu l’idée de leur couper le bec.
Ainsi, quand vous consommez la chair ou les œufs de ces volailles, vous ingérez en réalité des émotions violentes? Aussi, faites attention. Choisissez soigneusement vos aliments. Si vous avalez de la frustration, vous éprouverez un sentiment de frustration.
Nous devrions manger uniquement des œufs ” heureux ” issus de poules heureuses. Nous devrions éviter le lait issu de vaches en colère, et choisir uniquement du lait biologique, et faire notre possible pour encourager les producteurs à élever ces animaux d’une manière plus charitable. Nous devrions également acheter des légumes de l’agriculture biologique. Ils sont plus chers mais, pour compenser, nous pouvons en consommer moins. Nous pouvons apprendre à manger moins.
(”La colère” de T. Nhat Hanh)
On diagnostique une dépression grave chez toute personne présentant l’un des deux premiers symptômes de la liste suivante et au moins trois des autres de manière continue pendant deux semaines au moins et dont le fonctionnement normal est perturbé.
” Le monde des connaissances est assez riche pour peupler notre vie, sans y ajouter le besoin de bibelots inutiles qui ne feraient qu’accaparer notre esprit et nos heures de loisir.” Charlotte Perriand, ( Une vie de création )
Le corps et l’esprit ne sont pas séparés mais liés l’un à l’autre.
Nous avons tous besoin d’apprendre à maîtriser notre colère. Pour ce faire, nous devons accorder davantage d’attention à l’aspect biochimique de cette émotion, car elle s’enracine aussi bien dans notre corps que dans notre esprit. Lorsqu’on l’analyse, on découvre ses éléments physiologiques. nous devons accorder la plus grande attention à ce que nous mangeons, buvons, consommons, et à la manière dont nous gérons notre corps.
Vivre solitaire demeure la seule façon de ne pas se compromettre, de sauvegarder son irréductible étrangeté et d’accéder à ce qui ne périt pas.
Les humains vivent dans la peur permanente d’être blessés, ce qui crée un drame perpétuel, où qu’ils aillent. Les relations qu’ils établissent entre eux sont si douloureuses, émotionnellement parlant, qu’ils se mettent en colère, sont jaloux, envieux ou tristes sans raison apparente. Même dire ” Je t’aime ” leur fait peur. Et pourtant, même s’il est douloureux et effrayant d’établir des relations émotionnelles, nous continuons, nous en développons malgré tout, nous nous marions et avons des enfants.