Tadasana
le 17 mai 2012 à 8:16
Tad : montagne
Asana : Le mot asana est habituellement traduit par le mot » posture » . Toutefois, si on en creuse le sens etymologique, on trouve l’assise.
Il s’agit donc de « s’établir dans…, de se relier profondément…, de devenir…
Dans le cas de tadasana, il s’agit de s’établir dans la Montagne, de devenir la montagne, c’est-à-dire de la retrouver en nous, notre corps étant la synthèse de tout le monde créé.
Cette posture est fondamentale, elle est le point de départ de toutes les postures debout.
TECHNIQUE :
Se placer debout, pieds joints, les talons se touchent, les plantes de pieds sont ouvertes, les orteils s’étirent vers l’arrière, bras tendus le long du corps sans crispation, sans toucher les cuisses.
- Faire quelques oscillations afin de trouver l’endroit ou l’on est debout avec le moins d’effort possible. Observer où se place le poids du corps, comment il se répartit.
- Selon les données de l’anatomie, ce lieu se trouve quand un maximum de poids tombe dans les talons.
- Harmoniser le poids entre la gauche et la droite, entre la face interne et externe de chaque talon.
EXERCICE
- Placer le bout de la langue au milieu de la voûte palatine sur l’inspir, et la relâcher sur l’expir ( la langue est un organe clé de la verticalisation)
- Le port d’une charge sur la tête favorise l’auto grandissement. On peut pratiquer avec un sac de sable ou de riz de 100 grammes. Nos fardeaux peuvent nous écraser ou nous grandir.
LES EFFETS
- sur le squelette : Cette posture développe la confiance en soi, l’enracinement. Nous fait prendre conscience de notre structure et de notre rapport à l’espace.
RÉFLEXIONS
Au siècle dernier, les bretonnes portaient de lourds paniers d’huitres sur la tête. De même certaines Indiennes d’Amérique, au Portugal et dans bien d’autres pays. Des études montrent que la colonne et le périnée en bénéficient.
Quand la verticalité s’accomplit, tout se remet en place de soi-même. L’axe fontanelle coccyx est le premier apparu dans la vie embryonnaire. Lors de la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde, l’ovule est orientée, axée. Ensuite, tout le corps va se construire en fonction de cet axe. Chez nous tous cet axe se trouve plus ou moins décalé, du fait des blessures ancestrales, de l’accouchement, des étapes de croissance…
Cet alignement inscrit en nous nous attend nous désire. Pratiquer, une posture, c’est répondre à un désir.
Le voyage à travers la multiplicité des postures, nous ramène à cet alignement initial à l’immobilité, au silence intérieur.








